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#  Comment se protéger des moustiques ?  

 

 Publié le  **18.05.2017** , actualisé le  **30.07.2024**

 [Léa Vandeputte (ANPM-France Mutualité)](/qui-sommes-nous/auteurs/lea-vandeputte-anpm-france-mutualite)

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       ![Se protéger des moustiques](/sites/default/files/styles/big_picture_fallback/public/2017/05/comment-proteger-moustiques-harmonie-sante.jpg.webp?h=79a61f68&itok=WaiOCzl6)   © Shutterstock 

  

  

 

 

 

  Sommaire Sommaire

 

 

 



 

 Quand ils nous piquent, les moustiques nous laissent un bouton et une sensation de démangeaison. Mais pas seulement. Ces insectes peuvent aussi être vecteurs de maladies.

Il existe en France métropolitaine une soixantaine d’espèces de moustiques. « Deux d’entre elles sont considérées comme invasives. Aussi appelée ‘‘moustique tigre’’, *Aedes albopictus* est présente dans soixante-dix-huit départements français. Et *Aedes japonicus* est surtout installée dans l’est de la France », explique Sébastien Chouin, chef du service départemental de démoustication de la Charente-Maritime.

Toutes ces espèces ont en commun d’être **plus petites qu’une pièce de 20 centimes d’euro**, d’avoir un corps fin, de grandes pattes ainsi qu’une trompe en forme de seringue. Chez ces insectes, ce sont les femelles qui piquent. Or, si ces piqûres font partie des petits désagréments de l’été, elles peuvent entraîner des conséquences plus graves que la simple démangeaison. Les moustiques sont en effet vecteurs de maladies comme [la dengue](https://www.harmonie-sante.fr/sante-soins/maladies-traitements/dengue-faut-il-sinquieter-hausse-cas-france) (46 cas autochtones dans l’Hexagone en 2023), la fièvre jaune, le chikungunya, la fièvre West Nile (43 cas autochtones dans l’hexagone en 2023) ou encore le virus Zika.

Pour l’heure, **il n’y a pas d’épidémie en France**. Mais il est tout à fait possible qu’un insecte pique une personne infectée, puis une personne saine et propage ainsi le virus. Face à ces moustiques qui font l’objet d’une surveillance rapprochée de la part des autorités sanitaires, il faut être particulièrement vigilant.

## Les eaux stagnantes : un nid à moustiques

La première mesure de prévention est d’éviter la prolifération des moustiques. Une fois fécondée par le mâle, la femelle part à la recherche d’une victime humaine ou animale à piquer. Elle est attirée par le dégagement de CO2 lié à la respiration, par la transpiration ainsi que par des composés olfactifs tels que les acides lactiques.

Le sang prélevé par la piqûre lui donne les protéines nécessaires au développement de ses œufs. Ces derniers ont besoin d’eau pour éclore et passer au stade de larve, puis de nymphe et enfin d’adulte. « C’est justement pour éviter ce développement qu’il faut agir sur les gîtes potentiels », préconise Sébastien Chouin. Comment ? **En nettoyant les gouttières, en vidant les soucoupes des pots de fleurs, en couvrant les réservoirs d’eau** et les piscines non utilisées, etc. « Bref, en éliminant tous les endroits où l’eau peut stagner ».

## La moustiquaire : la meilleure barrière

Autre mesure de prévention : éviter les piqûres, tout simplement. Pour protéger la maison et ses habitants, les moustiquaires (à installer aux fenêtres, portes et autour des lits), restent la meilleure barrière physique. « On peut aussi porter des **vêtements couvrants et amples**, d’une couleur claire qui attirera moins les moustiques », conseille Sébastien Chouin.

Autre solution : faire fonctionner un ventilateur ou un climatiseur, car **les moustiques détestent l’air frais.** « On peut également limiter les activités en extérieur aux heures où les moustiques tigres sont les plus actifs, c’est-à-dire à l’aube et au crépuscule ».

## Antimoustiques : sont-ils recommandés ?

Appliquer un antimoustique, répulsif, qui éloigne l’insecte sans le tuer, sur les vêtements et sur les zones de peau découvertes permet de compléter la protection. « L’usage de ces produits doit être réservé à certaines circonstances, lorsqu’il y a vraiment beaucoup de moustiques ou quand il y a des risques de transmission de maladies », précise Sébastien Chouin.

**Leur durée d’efficacité varie entre quatre et huit heures** et leur application doit être renouvelée après une baignade, par exemple. De même, en cas d’utilisation de crème solaire, l’application de répulsif doit avoir lieu après un délai d’au moins vingt minutes. Il en existe de plusieurs types.

**Ces produits doivent être employés avec précaution**. Ils ne doivent pas être ingérés, ni appliqués sur les muqueuses ou sur des lésions cutanées. Quelques conseils :   
• Ne pas en couvrir le visage et les mains des enfants de moins de 30 mois, en raison du risque d’ingestion orale.  
• Consulter son pharmacien ou son médecin avant de les utiliser chez la femme enceinte et chez le tout-petit.  
• Chez la femme allaitante, le Haut Conseil à la santé publique (HCSP) considère que « leur utilisation est possible en respectant les mêmes précautions que chez les autres adultes et en veillant à la non-application au niveau du sein ainsi qu’au lavage des mains avant la mise au sein ».

Des insecticides de la famille des pyréthrinoïdes, vendus sous la forme d’aérosols ou de diffuseurs électriques, existent également. Ils utilisent des molécules chimiques pour tuer les moustiques. L’association UFC-Que choisir, qui a étudié ces produits, préconise toutefois de les utiliser avec parcimonie. Selon elle, « leurs effets nocifs pour la santé sont encore mal cernés ».

Dernier type d’insecticides : les serpentins fumigènes doivent être employés exclusivement à l’extérieur et, pour une bonne protection, il faut se trouver à proximité immédiate.

## Quelles alternatives ? 

D’autres protections existent sur le marché de l’antimoustique, mais toutes n’ont pas fait la preuve de leur efficacité. Ainsi, les colliers, l’absorption quotidienne d’ail, la citronnelle sous toutes ses formes, les flacons et sprays d’essences végétales, les lampes à ultraviolets et les applications pour smartphones sont jugées par l’UFC-Que Choisir comme ayant « une efficacité très faible ou nulle ».

Le HCSP va même plus loin. Il indique qu’« **il est fortement recommandé de ne pas utiliser les bracelets anti-insectes** pour se protéger des moustiques et des tiques. Idem pour les huiles essentielles, dont la durée d’efficacité, généralement inférieure à vingt minutes, est insuffisante, les appareils sonores à ultrasons, la vitamine B1, l’homéopathie, les rubans, papiers et autocollants gluants sans insecticide ».

L’utilisation des [pièges à moustiques](https://www.anses.fr/fr/content/les-pi%C3%A8ges-%C3%A0-moustiques-un-outil-suppl%C3%A9mentaire-contre-les-maladies-vectorielles) est en revanche préconisée. Ces dispositifs sont des mesures d’appoint complémentaires à la suppression des sources de production de moustiques. Certains simulent la respiration et les odeurs humaines par la diffusion de gaz carbonique pour attirer les moustiques. Ces derniers sont aspirés par une ventilation électrique et retenus dans un filet de capture.

D’autres pièges imitent les lieux de pontes et permettent ainsi de s’attaquer aux larves. Ils sont composés d’un récipient rempli d’eau stagnante et retiennent par des supports (bandes collantes, bande imprégnée d’insecticide…) les femelles tout en neutralisant leurs pontes. Le changement de l’eau doit être régulier car, faute d’entretien, ces pièges peuvent devenir des gîtes à moustiques.

Il convient de choisir son modèle de piège en fonction de la superficie à protéger et de veiller **à positionner l’appareil éloigné des maisons et des terrasses** en raison des produits toxiques qu’ils peuvent contenir.

 

 

### Le « moustique tigre » sous surveillance

Le moustique tigre *(Aedes albopictus)* est une espèce invasive installée en France depuis 2004. À ce jour, il est implanté dans soixante-dix-huit départements. Dans certains cas, il peut être vecteur de maladies telles que la dengue ou le chikungunya. Les autorités sanitaires suivent avec attention l’extension de son implantation. Et la population est invitée à signaler sa présence sur le portail [Signalement-moustique.fr](http://www.signalement-moustique.fr/)

Le Département de la Charente-Maritime participe à cette surveillance [via son site internet](https://demoustication.charente-maritime.fr/page.php?P=5&objet=1) qui permet d’envoyer une photo du moustique tigre observé partout en France, de se renseigner sur cet insecte et de recevoir des conseils sur les actions de prévention qui limitent sa prolifération.

 

 

 

 Rédigé par

- [ **Léa Vandeputte (ANPM-France Mutualité)** ](https://www.harmonie-sante.fr/qui-sommes-nous/auteurs/lea-vandeputte-anpm-france-mutualite)
    
    Journaliste
 
 

 

 

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