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#  Manger local grâce aux circuits courts 

 

 Publié le  **27.02.2018**

 [Léa Vandeputte (ANPM-France Mutualité)](/qui-sommes-nous/auteurs/lea-vandeputte-anpm-france-mutualite)

 Temps de lecture estimé  **4 minute(s)**

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       ![Manger local grâce aux circuits courts](/sites/default/files/styles/big_picture_fallback/public/2018/02/circuits-courts.jpg.webp?h=79a61f68&itok=O8-DNsOC)   539355554 © Steve Debenport / Getty Images 

  

  

 

 

 

 De plus en plus de consommateurs font leurs achats directement auprès d’agriculteurs locaux. Ces circuits d’approvisionnement dits courts limitent les intermédiaires entre producteurs et particuliers.

Faire ses courses à proximité de chez soi pour limiter les distances de livraison et s’assurer de la qualité des produits. C’est ce que l’on appelle acheter en circuit court. Ce mode de commercialisation regroupe de multiples situations. Pour le ministère de l’Agriculture, il s’exerce « [soit par la vente directe du producteur au consommateur soit par la vente indirecte](http://agriculture.gouv.fr/consommation-manger-local-partout-en-france), à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire entre l’exploitant et le consommateur ».

La vente directe a lieu par exemple à la ferme, sur les marchés, sur des plateformes Internet ou à travers la livraison de paniers, comme c’est le cas dans les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP). À cela s’ajoute la vente indirecte aux acteurs de la restauration (traditionnelle ou collective) ou encore aux commerçants (boucher, épicerie de quartier, supermarché…).

 

 

**À lire aussi :** [C’est quoi une AMAP ?](https://www.harmonie-sante.fr/societe/initiatives-solidaires/cest-quoi-amap)

Essentiel Santé Magazine vous explique le fonctionnement des associations pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP).

 

 

 

## Une demande d’authenticité

Les circuits courts répondent aux attentes de consommateurs à la recherche de produits du terroir, de tradition et d’authenticité. Ces derniers sont soucieux de manger mieux et portent davantage attention à l’origine des produits. Une enquête menée par l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) en 2013 révèle que les amateurs de la filière courte sont le plus souvent des femmes (67 %) et que la tranche d’âge la plus représentée est celle des 40-54 ans (30 %).

Au palmarès des produits les plus vendus, toujours selon l’Inra, les légumes et les fruits arrivent en tête. Avec respectivement 67 % et 45 % des ventes. Ils sont suivis par la viande rouge (23 %), le fromage (13 %), la volaille (9 %), les œufs (6 %), le pain (5 %), les yaourts (4 %), les vins et alcools (2 %) et les produits de la mer (2 %).

## Une proximité relationnelle

Les consommateurs sont également intéressés par le fait d’établir une véritable relation avec les producteurs. Ils veulent notamment les rencontrer et leur poser des questions sur leurs conditions de production. C’est ce que propose par exemple La Ruche qui dit oui ! (lire l’encadré), en mettant en contact des particuliers et des producteurs locaux. Ce lien social est très apprécié et se rapproche de celui des marchés traditionnels.

Pour les agriculteurs aussi, cette relation est bénéfique. Ils peuvent ainsi valoriser leur travail, parler de leur métier et faire connaissance avec ceux qui consomment leurs produits.

 

 

**À lire aussi :** [Qu’est-ce qu’un circuit court ?](https://www.harmonie-sante.fr/prevention-sante-bien-etre/environnement/quest-ce-quun-circuit-court-economiques-solidaires)

Le principe de réduction des intermédiaires ne s’applique pas qu’à alimentation. Explications.

 

 

 

## Améliorer les revenus des producteurs

Les circuits courts sont également un moyen d’augmenter les revenus des producteurs. Comment ? En réduisant le nombre d’intermédiaires qui les séparent du consommateur. Le système leur permet aussi de réaliser des économies sur le transport, qui peut peser près de 7 % du prix final dans la filière classique.

Ce type de vente ne concerne toutefois qu’une minorité des échanges. En France, seul un exploitant agricole sur cinq vend tout ou partie de sa production en circuit court. Et la vente directe, par le producteur lui-même, concerne environ 16 % des exploitations, parmi lesquelles 47 % transforment les produits.

 

 

#### L’exemple de La Ruche qui dit oui !

Tous les jeudis soir, à Lavalette, un petit village à côté de Toulouse, les membres de La Ruche qui dit oui ! se retrouvent dans le café de la rue principale. Les producteurs livrent à leurs clients les produits commandés en ligne quelques jours plus tôt : œufs, confiture, pain, fruits et légumes, fromage, légumineuses…

C’est en 2014 que Franck Terras a créé cette Ruche. « Ancien conseiller municipal, j’étais très impliqué dans la vie locale. À la fin de mon mandat, j’ai cherché un nouveau projet pour aider à améliorer le quotidien de chacun. Je m'intéresse à toutes les questions qui touchent à l’alimentation et je connaissais déjà le concept de La Ruche qui dit oui ! »

  ![Manger local grâce aux circuits courts](/sites/default/files/styles/medium/public/2018/02/circuits-courts-credit-la-ruche-qui-dit-oui.jpg.webp?itok=TREaJ6cV)  Franck Terras (à droite) a su regrouper des producteurs, parmi lesquels un éleveur de bovins, une maraîchère et un éleveur laitier dans sa Ruche à Lavalette. Crédit : La Ruche qui dit oui ! 

  

  Description détaillée La Ruche qui dit oui

 

 



 

 

[Laruchequiditoui.fr](https://laruchequiditoui.fr/fr) est une plateforme de vente en ligne qui favorise les circuits courts et encourage les rencontres entre agriculteurs locaux et consommateurs lors de marchés éphémères. « Pour créer une Ruche, il faut tout d’abord contacter les producteurs et leur exposer la démarche, explique le responsable de la Ruche de Lavalette. Ils doivent ensuite s’inscrire sur le site pour pouvoir proposer leurs produits. Ce sont eux qui fixent librement leurs prix et le minimum de commandes à atteindre pour effectuer la livraison. Une fois que l’on a réuni assez de monde et que l’offre de base est suffisamment fournie, l’aventure commence vraiment. »

En s’inscrivant gratuitement sur le site, les consommateurs intéressés ont accès chaque semaine à une sélection de produits. Et ils ont six jours pour passer commande. « Il n’y a pas d’obligation d’achat ni d’abonnement », précise Franck Terras. Une fois les commandes terminées, si l’un des vendeurs n’a pas atteint le minimum qu’il s’était fixé, la livraison est reportée. La veille de la distribution, chaque acheteur reçoit sa liste définitive de produits commandés et le montant correspondant.

La Ruche de Lavalette compte une trentaine de producteurs et 975 inscrits. Alors que le village où elle est installée ne recense qu’environ 700 habitants.

 

 

 

 Rédigé par

- [ **Léa Vandeputte (ANPM-France Mutualité)** ](https://www.harmonie-sante.fr/qui-sommes-nous/auteurs/lea-vandeputte-anpm-france-mutualite)
    
    Journaliste
 
 

 

 

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