Infarctus, AVC : quels sont les signes qui doivent alerter ?

Publié le

Damienne Gallion

Temps de lecture estimé 4 minute(s)

Infarctus, AVC : quels sont les signes qui doivent alerter ?
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En cas d’accident vasculaire cérébral ou d’infarctus du myocarde, la rapidité de la prise en charge des patients est primordiale. Pour éviter le décès ou de lourdes séquelles, un seul réflexe, appeler le 15. Mais comment reconnaître les symptômes de ces deux urgences vitales ?

En France, l’accident vasculaire cérébral (AVC) et l’infarctus du myocarde sont chacun à l’origine de plus de 100 000 hospitalisations par an. Si l’AVC cause plus de 30 000 décès chaque année1, l’infarctus du myocarde, lui, entraîne la mort chez un patient sur 10 dans l’heure qui suit sa survenue2

Il est donc essentiel de connaître les signes d’alerte de ces urgences vitales qui concernent majoritairement les seniors mais progressent également chez les moins de 50 ans. « Dans les deux cas, il faut appeler le 15, le 18 ou le 112, le numéro d’urgence européen, et ne pas chercher à se rendre aux urgences par ses propres moyens », souligne le Pr. Gérard Helft, le président de la Fédération Française de Cardiologie.

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© Séverine Assous

Comment reconnaître un AVC ?

Un accident vasculaire cérébral, également appelé attaque cérébrale, résulte d’une anomalie du flux sanguin qui alimente le cerveau. « Qu’une artère se bouche ou se rompe et c’est l’accident vasculaire cérébral, indique la Fédération Française de Cardiologie. Dans le premier cas, on parlera d’infarctus cérébral. Dans le second, d’hémorragie cérébrale ».

Quels sont les signes qui doivent immédiatement alerter ? Ils peuvent être très variés mais ont un point commun : ils surviennent brusquement. « Parmi les symptômes les plus fréquents, on trouve les signes suivants : la personne souffre brutalement d’une paralysie d'un bras ou d'une jambe, elle n'arrive plus à parler correctement ou montre une asymétrie du visage, indique le Pr. Gérard Helft. Elle peut avoir également des troubles de la vision (perte de la vision d’un œil, vue double…) ou éprouver un vertige intense. »

Si vous êtes témoin d’un AVC, il faut immédiatement appeler le 15, le 18 ou le 112 (numéro d'urgence européen). Dans l’idéal, en attendant les secours, notez l’heure du début de l’accident et rassemblez toutes les informations qui pourraient être utiles : médicaments pris, ordonnances, port d’un stimulateur cardiaque, etc.

Infarctus du myocarde : quels sont les signes ?

Selon l’Inserm, l’infarctus du myocarde « correspond à la destruction partielle du muscle cardiaque », cette destruction étant due « à l’obstruction d’une artère qui alimente le cœur en sang, et donc en oxygène ».

Cette pathologie, qu’on appelle aussi communément crise cardiaque, se manifeste par une douleur brutale et inhabituelle dans la poitrine qui produit une sensation d’oppression et peut irradier dans le bras, dans le dos ou vers la mâchoire. Dès que l’oppression thoracique se prolonge au-delà de 15 à 20 minutes, il faut appeler le 15, le 18 ou le 112.

A ces douleurs et cette sensation d’oppression, peuvent s’ajouter les symptômes suivants : fatigue intense, sueurs, pâleur, essoufflement, nausées, etc. Contrairement à certaines idées reçues (et qui circulent beaucoup sur les réseaux sociaux), les femmes ressentent ces symptômes classiques dans la majorité des cas. Ces derniers peuvent toutefois s’accompagner d’autres signes, tels un étourdissement soudain, une fatigue inexpliquée ou des nausées et vomissements.

Dans tous les cas, pour l’homme comme pour la femme, « on suspectera d'autant plus un infarctus qu’on est en présence de facteurs de risques cardiovasculaires, souligne le Pr. Gérard Helft. Ces facteurs de risques sont l’âge (à partir de 50 ans), mais aussi le tabagisme, l'hypertension, le diabète et l'hypercholestérolémie. »

Pour en savoir plus

L’infarctus du myocarde et l’accident vasculaire cérébral, sur le site de la Fédération française de cardiologie

(1) Source : Santé publique France, chiffres portant sur 2022 et publiés en mars 2025.
(2) Source : Infarctus du myocarde, Inserm
(3) Hypercholestérolémie : concentration trop élevée de cholestérol dans le sang

Rédigé par

  • Damienne Gallion

    Journaliste généraliste, avec une prédilection pour les sujets santé, sciences, monde du travail, économie sociale et solidaire, vie pratique.

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