Vacances d’été : nos conseils santé pour partir l’esprit tranquille
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Préparez-vous avant de partir en vacances
Faites un bilan de santé
• Consultez votre médecin et votre dentiste pour un bilan de santé deux mois avant votre départ si vous ne les avez pas consultés depuis un certain temps. C’est l’occasion de discuter de votre voyage et de recevoir des conseils personnalisés.
• Vérifiez que vos vaccins sont à jour, en particulier ceux recommandés ou obligatoires dans votre pays de destination.
Contrôlez votre couverture santé et assistance à l’étranger
• Demandez votre Carte Européenne d’Assurance Maladie (CEAM) si vous voyagez au sein de l’Espace économique européen (Union européenne, Islande, Norvège, et Liechtenstein), ainsi qu’en Suisse. Cette carte vous garantit l’accès au système de santé publique des pays membres. Demandez-la au moins 15 jours avant votre départ.
• Vérifiez les garanties d’assistance prévues par votre carte bancaire ainsi que dans vos contrats d’assurance habitation ou automobile, votre contrat garantie accident de la vie (GAV) ou par votre mutuelle santé, afin de savoir comment elles s’appliquent si vous tombez malade ou avez un accident pendant votre voyage à l’étranger.
• Souscrivez, le cas échéant, une assurance voyage, en particulier pour les voyages dans certains pays où les frais de santé peuvent être très élevés.
Les documents de santé indispensables
• La carte de groupe sanguin, le carnet de santé avec les vaccinations à jour, voire le carnet de vaccinations internationales délivré par les centres de vaccinations internationales, ainsi que la carte de mutuelle et la carte Ameli ou CEAM sont à glisser impérativement dans votre valise.
Composez la trousse de secours parfaite
Les éléments de base
• Les essentiels pour les premiers soins, comme des compresses stériles, hémostatiques pour arrêter les saignements des petites plaies, du sparadrap, des pansements, une bande Elastoplast, une bande de gaze, un désinfectant, un antiseptique, un répulsif anti-moustique, des crèmes contre les brûlures et piqûres, du sérum physiologique en dosettes.
• Les médicaments de base contre la douleur ou la fièvre (paracétamol…), mais aussi contre les maux d’estomac, les nausées, les allergies, et les réactions cutanées.
• Les médicaments pour votre traitement chronique le cas échéant, en quantité suffisante pour toute la durée du séjour, voire un peu plus.
• Le matériel pratique, à savoir une pince à épiler, des ciseaux, un tire-tiques, et un thermomètre.
• Des filtres ou pastilles purificatrices d’eau pour filtrer l’eau.
Conseils de sécurité
• En cas de traitement, conservez une ordonnance de votre médecin, mentionnant les noms des substances actives prescrites en Dénomination Commune Internationale (DCI).
• Vérifiez la date d’expiration de vos produits médicaux et renouvelez votre trousse de secours annuellement pour éliminer les produits périmés.
Que faire en cas d’urgence médicale à l’étranger ?
Premières démarches
• Votre premier réflexe doit être de contacter les secours locaux. « Une fois pris en charge par un professionnel de santé, appelez le numéro d’assistance de votre carte bancaire, de votre mutuelle ou de votre assurance voyage, que vous aurez préalablement noté et gardé sur vous, qui vous indiquera les différentes étapes à suivre en fonction de la gravité de la situation », indique Jérémy Thiriot, directeur général chargé du développement commercial à VYV International Assistance.
En cas d’hospitalisation
• L’assistance de votre assurance voyage, de votre mutuelle ou de votre carte bancaire, jouera un rôle essentiel en vous aidant dans les démarches administratives et en vous informant sur les soins disponibles sur le lieu de séjour.
Faites-vous rembourser
• En Europe, présentez votre CEAM aux professionnels de santé publique. Cette carte permet la prise en charge des soins inopinés dans le pays de séjour dans les mêmes conditions (modalités et tarifs) qu’un assuré social local. En cas de frais avancés, conservez toutes les factures et justificatifs de soins. Soumettez-les, avec le formulaire cerfa n°12267, à votre caisse d’assurance maladie en France pour un remboursement basé soit sur les tarifs de la Sécurité sociale française, soit sur ceux du pays visité. « En fonction de vos contrats, ce remboursement peut être complété par votre mutuelle, ou votre assurance voyage le cas échéant », ajoute Jérémy Thiriot.
• Pour les soins imprévus reçus hors d’Europe, les démarches sont similaires, mais avec une obligation de régler les frais médicaux sur place. Comme pour les vacances dans l’EEE, conservez les factures et les justificatifs de soins. « À votre retour, vous les envoyez à votre caisse d’assurance maladie, toujours accompagnés du formulaire cerfa n°12267. En fonction de votre contrat, votre mutuelle ou votre assurance voyage peuvent intervenir pour couvrir les éventuels restes à charge », précise Jérémy Thiriot.
Rapatriement sanitaire : comment ça marche ?
Les conditions
• Le rapatriement sanitaire vers la France devient nécessaire en cas de blessure grave, maladie ou polytraumatisme lors d’un séjour à l’étranger. Il s’effectue souvent en avion.
Les prérequis
• « Pour garantir un rapatriement efficace, le patient doit être apte à voyager et disposer de tous les documents médicaux nécessaires. De nombreuses informations médicales sont prises en compte de façon à s’assurer de la stabilité du patient pendant toute la durée du vol », observe Jérémy Thiriot.
Différents scénarios
• Le rapatriement peut prendre différentes formes, du simple soutien pour le confort, comme une aide à la mobilité ou au portage des bagages, jusqu’au transport en avion sanitaire privé équipé pour des cas extrêmement délicats, en passant par l’assistance d’un infirmier pour des soins spécifiques ou la surveillance médicale par un médecin et un infirmier.
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