Le tri des médicaments : un geste écocitoyen bien ancré

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Hélia Chadeffaud

Temps de lecture estimé 4 minute(s)

Le tri des médicaments : un geste positif pour l’environnement
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Les Français sont de plus en plus impliqués dans le tri de leurs différents produits ou déchets, notamment dans celui du retour des médicaments non-utilisés (MNU) à la pharmacie. Et ce tri est principalement motivé par des préoccupations environnementales et de sécurité sanitaire.

82 % des Français déclarent rapporter leurs médicaments non-utilisés (MNU) à la pharmacie au moins une fois par an, selon l’enquête IPSOS/BVA (1) pour Cyclamed (2). Cette tendance devrait se confirmer. En effet, si 82 % des Français rapportent déjà leurs médicaments non utilisés en pharmacie, la quasi-totalité d’entre eux (97 %) compte bien continuer. Mieux encore : parmi les 18 % qui ne le font jamais, les trois quarts (76 %) ont l’intention de s’y mettre.

Et s’il n’est pas toujours simple de savoir ce que l’on doit rapporter à la pharmacie, un outil a été mis en place sur le site de Cyclamed pour différencier un médicament d’un autre produit de soin. Ce moteur de recherche présent sur toutes les pages du site s’appelle « Votre produit se rapporte-t-il à la pharmacie ? ». Vous mettez le nom du produit et vous avez la réponse en un simple clic.

A noter également que les seringues ou aiguilles ne doivent en aucun cas être mises avec les médicaments. Si vous en avez, vous devez les mettre dans une boîte à aiguilles remise gratuitement par votre pharmacien et ensuite la déposer en pharmacie, bien à part.

Une mobilisation collective pour un tri affiné au service de la santé et de l’environnement

95 % des médicaments vendus en officine sont consommés. « Alors que la vente des médicaments poursuit sa baisse (- 1 % par an depuis 20 ans), les Français adoptent une démarche toujours plus responsable », indique Bénédicte Nierat, directrice de la communication chez Cyclamed. Le taux de collecte des MNU continue de progresser (83 % en 2025 vs 77 % en 2024).  L’équivalent de 2 boîtes par habitant et par an, au niveau national a ainsi été collecté dans les pharmacies en 2025.

Ces résultats sont dus aux efforts des professionnels (médecins, pharmaciens, industriels du médicament), qui appellent à un bon usage du médicament. Les patients sont aussi de plus en plus attentifs aux risques d’effets secondaires dus aux interactions médicamenteuses. Enfin, un certain nombre de produits dont l’efficacité et la tolérance n’ont pas été prouvées ne sont plus, ou peu, distribués. 

Le tri des médicaments : un geste positif pour l’environnement

Des gestes de tris complémentaires qui progressent

Désormais, plus des deux tiers des Français (68 %) trient les emballages vides, les étuis en carton et les notices en papier avant de rapporter leurs médicaments en pharmacie. Près de la moitié le fait même systématiquement.

L’environnement comme première motivation

Pourquoi les Français rapportent-ils leurs médicaments ? Pour 56 % d’entre eux, la préservation de l’environnement est la première motivation devant la sécurité sanitaire au domicile (36 %). Ce retour des médicaments en pharmacie évite effectivement les risques de pollution dans les eaux et les sols, mais aussi les risques sanitaires (ingestion accidentelle de médicaments par des enfants, confusion médicamenteuse par des seniors).

Et après que deviennent ces médicaments ? Ils sont éliminés en toute sécurité pour préserver l’environnement et l’énergie produite est récupérée sous forme de chaleur et/ou d’électricité. Cela sert à éclairer et chauffer des milliers de logements chaque année.  C'est un procédé de valorisation énergétique bien identifié : 67 % des Français en ont conscience, et cela renforce leur sensibilité à la bonne gestion des déchets médicaux.

De bons réflexes s'installent, mais des marges de progression subsistent dans le recyclage des MNU, notamment chez les moins de 35 ans et les étudiants qui sont respectivement 21 % et 22 % à jeter leurs médicaments non utilisés à la poubelle, contre 12 % pour la moyenne nationale. De plus, la conservation des MNU à domicile concerne près d'un Français sur deux (49 %), en particulier les 25-49 ans, les cadres et les foyers avec enfants.

Les Français et leurs médicaments non utilisés (MNU)

(1)    Etude sociologique IPSOS BVA réalisée en ligne du 28 avril au 12 mai 2026 auprès d’un échantillon de 2 360 personnes.
(2)    Association agréée par l’Etat, en charge du tri et de la collecte des MNU

Commentaires

Je suis un peu déçu , car je pensais qu'ils serviraient aux populations démunies Philippe
Depuis le 1er janvier 2009 et par décision des pouvoirs publics, la redistribution humanitaire des médicaments non utilisés (MNU) est interdite en France, suivant les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Plus d’informations : https://www.cyclamed.org/redistribution-humanitaire-des-medicaments-non-utilises-quelles-alternatives-existent-aujourdhui-9771/
La rédaction
Tout à fait d'accord avec l'article... Mais que faire des anciens thermomètres "à mercure" la pharmacie ne les reprend pas... dont acte, mais j'en fais quoi ??? Blandine
Pour les thermomètres électroniques, les déchèteries les récupèrent, comme les autres instruments de mesure.
Pour les thermomètres à mercure qui sont des produits très toxiques pour l’environnement et heureusement devenus très rares, il se peut que certaines déchèteries les récupèrent comme « produits dangereux ».
Plus d'informations sur https://www.franceenvironnement.com/question/que-faire-des-thermometres-avec-du-mercure-comment-en-debarrasser La rédaction

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