Semaine pour la QVCT 2026 : le management au cœur du travail
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L'ESSENTIEL
- La Semaine pour la QVCT se déroule du 15 au 19 juin 2026
- Cette semaine est l’occasion, pour les dirigeants et les managers, de s’informer et/ou valoriser leurs bonnes pratiques
- Un ensemble de ressources aide les entreprises à s’approprier la thématique lors d’événements à destination des salariés
Du 15 au 19 juin 2026, l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail organise la Semaine pour la QVCT autour du thème : « Manager, c’est tout un travail ! ». Le sujet est stratégique. « On ne peut plus dissocier performance économique et conditions de travail et sur ce champ, le management de proximité est en première ligne pour soutenir l’activité », souligne Ségolène Journoud, chargée de mission à la direction scientifique et technique de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact).
Manager, un rôle devenu central… et sous tension
Le manager de proximité est le premier, dans la chaîne de management à être au contact du travail, tel qu’il se déroule sur le terrain. « C’est le premier à avoir accès à l’expression des difficultés de réalisation du travail par les salariés. Mais il ne peut pas tout résoudre seul », rappelle Ségolène Journoud.
Dans un contexte de transitions multiples (numériques, écologiques, organisationnelles), les entreprises attendent du manager qu’il régule la charge de travail, qu’il soit garant de la santé des salariés. Les organisations les plus avancées sont celles « qui s’intéressent au travail réel et donnent les moyens aux managers d’agir dessus », estime la chargée de mission de l’Anact.
Une fonction de manager qui attire moins
L’accroissement des responsabilités du manager pèse sur l’attractivité de la fonction. Selon l’Apec, la part des cadres non-managers souhaitant le devenir est passée de 42 % à 34 % entre 2022 et 2025 (-8 points).
Les raisons sont connues :
- Complexité croissante du rôle et multiplication des attentes
- Charge de travail élevée (31 % travaillent plus de 50 heures par semaine)
- Pression accrue et responsabilité sur la santé des équipes
Beaucoup hésitent à franchir le pas : 35 % refusent notamment de gérer les problèmes humains et 34 % des jeunes cadres estiment ne pas avoir les compétences requises.
Ce constat rejoint celui d’un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), en 2024 : les entreprises françaises accusent un retard dans leurs modes de management, jugés comme trop verticaux. Le rapport appelle à évoluer vers des pratiques plus participatives, centrées sur l’autonomie, la discussion du travail et la reconnaissance.
Une opportunité concrète pour passer à l’action
La Semaine pour la QVCT sera l’occasion, pour les entreprises, de s’informer, partager les bonnes pratiques ou engager les premiers pas.
Au programme : des événements nationaux et régionaux, des retours d’expérience d’entreprises ou encore des outils opérationnels pour agir. Un kit sera mis à disposition des entreprises à partir de fin avril pour permettre aux entreprises d’organiser leurs propres temps d’échange en interne.
L’enjeu est clair : inciter les dirigeants et les managers à enclencher un virage du management pour une meilleure qualité de vie au travail de chacun. Cela améliorera l’attractivité de la fonction et la performance de l’entreprise. Les grandes étapes de la démarche sont identifiées par l’Anact :
- Evaluer si la charge des managers leur permet de conserver une marge de manœuvre suffisante pour accompagner les équipes et réguler le travail au quotidien.
- Renforcer, si besoin, les compétences des managers par la formation
- S’assurer que l’ensemble de la chaîne managériale est engagé.
« L’objectif est de repositionner les managers sur cette capacité à comprendre, réguler, discuter du travail avec ses équipes afin de traiter directement et définitivement les problèmes ou bien les faire remonter au bon niveau de direction », résume Ségolène Journoud.
Les entreprises qui s’engagent constatent des effets rapides : amélioration de la satisfaction, de la fidélité et de la performance, avec des gains concrets sur le temps de résolution des problèmes qui entravent l’activité.
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