Cinq choses à savoir sur les troubles musculosquelettiques (TMS)
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Oui, je suis moi aussi concerné.
Pourquoi pas vous ? Sur ce sujet, les chiffres nous invitent tous à la vigilance. Selon l’Assurance maladie, les troubles musculosquelettiques (TMS) représentent 88% des maladies reconnues, soit la première cause de maladies professionnelles en France. Et encore, selon Santé Publique France, le taux de sous-déclaration des T MS oscillerait, selon les parties du corps concernées, entre 50 et 75 %.
Dans un bureau, je ne suis pas protégé.
Les troubles musculosquelettiques désignent un ensemble de pathologies susceptibles d’altérer la mobilité. Ces douleurs touchent les articulations, les muscles, les tendons et les nerfs, dans toutes les parties du corps. Les épaules sont les membres les plus touchés, mais aussi les mains et les poignets, les coudes et bien sûr le dos.
« Ce n’est pas parce qu’on bouge moins que les risques de TMS diminuent », alerte Corentin Chasles, auteur du guide Vaincre les TMS: prévenir et traiter les troubles musculo-squelettiques (ed. In Press).
Non, les TMS ne concernent pas que les seniors…
Voilà une autre idée reçue : vieillir au travail ne signifie pas forcément développer des TMS ! Un rapport de l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) pointe même l’augmentation du danger chez les plus jeunes. La proportion des jeunes travailleurs (15 à 32 ans) touchés par les TMS atteindrait aujourd’hui les 34 %. En cause notamment : l’obésité et une sédentarité devant les écrans dès l’enfance…
Il n’y a pas d’âge pour prendre de bonnes habitudes.
Ce ne sont pas juste des petites douleurs musculaires passagères
37% des TMS touchent les épaules. Viennent ensuite les mains et les poignets (31 %), puis les coudes (23 %). Les genoux sont plus rarement touchés, avec 2 % des cas. Le dos représente quant à lui 7 % des TMS reconnus en maladie professionnelle. Les TMS renvoient à de véritables pathologies (tendinites, syndrome du canal carpien, lombalgies) qui peuvent devenir chroniques et pénaliser gravement la vie personnelle.
Les TMS, ce n’est pas qu’au travail…
Si le travail demeure souvent un facteur déclenchant ou aggravant, les TMS peuvent survenir et se développer dans la vie quotidienne et privée. Ils peuvent déranger un salarié durant son temps libre, mais aussi s’aggraver au moment de la retraite. Raison de plus pour rester vigilant. L’enjeu est alors d’anticiper la prévention tertiaire des TMS, qui intervient une fois qu’une pathologie ou une incapacité est vraiment installée.
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