Une conférence-débat pour agir efficacement contre l’absentéisme
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Agora mutualiste : Ce que l’absentéisme coûte vraiment… et comment l’économiser ?
Harmonie Santé vous invite, le mardi 20 octobre 2026, à participer à une conférence-débat consacrée aux solutions pour réduire l’absentéisme.
Le maintien d’un niveau élevé d’absentéisme, alimenté par la hausse des arrêts de travail (de courte comme de longue durée), constitue un risque pour les entreprises. Et si nous avions déjà une partie des solutions ?
Les participants pourront échanger avec :
- Laurence Breton-Kueny, DRH du groupe Afnor et vice-présidente déléguée de l’Association nationale des DRH (ANDRH) ;
- Laurent Cappelletti, professeur de sciences de gestion au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) ;
- Céline Spinetto, médecin du travail et directrice médicale de Sano, service de prévention et de santé au travail interentreprises ;
- Karine Usubelli, directrice du développement humain du groupe de rénovation immobilière Acorus.
Catherine Touvrey, directrice générale d’Harmonie Mutuelle, ouvrira les débats.
Le 20 octobre à 18 heures, en présentiel à Paris ou en ligne.
Les arrêts maladie pèsent de plus en plus lourd, pour la collectivité comme pour les entreprises. Le coût de l’absentéisme permet d’en mesurer l’impact :
- En 2025, l’Assurance maladie a versé 18 milliards d’euros d’indemnités journalières. Un montant en hausse de 45 % par rapport à 2019. Près de la moitié de ce montant sert à indemniser les arrêts les plus longs (supérieurs à 90 jours).
- Pour l’entreprise, les arrêts de travail coûtent 5 000 euros par an et par salarié, selon Laurent Cappelletti, professeur en sciences de gestion au Conservatoire national des arts et métier.
Ce montant est calculé selon une méthode qui quantifie les coûts cachés de l’absentéisme. Un salarié absent doit parfois être remplacé, ce qui génère un coût supplémentaire. S’il ne l’est pas, ses collègues doivent absorber une partie de sa charge de travail, avec un risque de stress et de surcharge.
L’activité peut également être désorganisée, avec des conséquences sur les délais, la qualité du service ou la satisfaction des clients. Tous ces éléments ont un coût que l’entreprise doit prendre en compte, car ils peuvent peser sur sa performance économique.
Comprendre les causes de l’absentéisme dans l’entreprise
Avant de chercher à réduire l’absentéisme au sein de son entreprise, il faut comprendre sa structure. Quels métiers et services sont les plus concernés ? S’agit-il surtout d’arrêts courts et répétés ou d’arrêts longs ? Observe-t-on des écarts selon les équipes, les postes, l’ancienneté ou les périodes de l’année ?
Plutôt que de rechercher des responsabilités individuelles, mieux vaut identifier l’influence éventuelle de facteurs professionnels :
- Charge de travail ;
- Horaires atypiques ;
- Pénibilité physique ;
- Manque d’autonomie ou de reconnaissance :
- Difficultés managériales ;
- Tensions au sein des collectifs de travail.
Faire du DUERP un outil de pilotage de l’absentéisme et de la prévention
Le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), que chaque entreprise doit tenir à jour, est encore souvent perçu comme une contrainte administrative. Pourtant, l’analyse des absences, des accidents du travail, des maladies professionnelles ou du turnover peut nourrir l’évaluation des risques et aider à cibler les actions de prévention. Le DUERP devient alors un véritable outil de pilotage.
L’entreprise peut être accompagnée dans cette démarche. Plusieurs interlocuteurs peuvent lui apporter des données, des méthodes et un accompagnement, voire des financements. Parmi eux : son service de prévention et de santé au travail interentreprises (SPSTI), sa caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat), son Agence régionale pour l’amélioration des conditions de travail (Aract), mais aussi son organisme de prévoyance ou sa complémentaire santé.
À titre d’exemple, ces dernières années, les Carsat ont accompagné plus de 1 000 entreprises dans lesquelles l’Assurance maladie avait identifié un absentéisme atypique.
Agir en priorité sur l’absentéisme évitable
Toute absence n’est évidemment pas évitable. Maladies, accidents, enfant malade ou maternité font partie de la vie des salariés et donc de la réalité d’une entreprise. En revanche, certains arrêts peuvent être évités ou leur durée réduite.
Premier levier : agir sur le travail lui-même. Un absentéisme élevé dans une équipe peut conduire à réexaminer certains aspects de l’organisation : charge de travail, horaires, postes exposés aux troubles musculosquelettiques ou encore marges de manœuvre laissée aux salariés (consultez le témoignage du réseau de distribution Marché Pernoud)
Les managers jouent ici un rôle essentiel pour repérer les signaux faibles, notamment ceux d’une détresse psychologique. Ils ont vocation à échanger avec leurs équipes sur les difficultés rencontrées et à arbitrer les priorités avant que les problèmes ne s’installent.
Deuxième levier : prévenir l’usure professionnelle. Avec l’allongement des carrières, certaines situations nécessitent d’anticiper l’aménagement du poste, la mobilité ou l’évolution des compétences plutôt que d’attendre l’apparition d’un problème de santé.
Anticiper le retour au travail après un arrêt long
L’augmentation des arrêts longs doit aussi alerter l’employeur sur le risque de désinsertion professionnelle. Préparer le retour au travail d’un salarié peut contribuer à éviter les rechutes et, dans certains cas, à réduire la durée de l’arrêt.
Deux dispositifs sont notamment à mobiliser. Le rendez-vous de liaison permet de maintenir le lien entre l’employeur et le salarié sous l’égide d’un médecin du travail. Quant au temps partiel thérapeutique, bien utilisé, il contribue à réduire le temps d’arrêt et favorise une reprise du travail progressive.
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